Le Mas Soubeyran
30140 MIALET
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Ouverture :
du 1er mars au 30 nov.
de 9h30 à 12h00
et de 14h00 à 18h00
en juillet-août
de 9h30 à 19h00
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tél +33 (0)4 66 85 02 72
fax +33 (0)4 66 85 00 02
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DANIEL De Générac, fille de la veuve Daniel. Incarcérée avant 1702.
DARBON, Jeanne. De Beaucaire, née vers 1730. Incarcérée par Ordre de Thomond du 12 février 1761, pour inconduite. Catholique, libérée après un mois de détention le 14 mars 1761.
DAUMAISON ou DO®MESSON, Suzanne. Née le 17 septembre 1704. Fille de Jean, fabricant de bas, et de Jeanne Durant. Elle appartient à l’une des premières familles ralliées à la Réforme, adonnée à l’industrie. Épouse, le 4 ou le 6 octobre 1729, Barthélémy Mauran(d), meunier ou voiturier, de l’Église CAR. Veuve le 1° mai 1739, se remariera, après sa libération, le 18 décembre 1746, au Désert, avec Antoine Brouzet, fabricant de bas. Surprise à l’assemblée du mas des Crottes, (pour y faire bénir son mariage ?). Jugement de La Fare du 3 avril 1730. Baptême à la Tour le 18 août 1730, de Jean-Louis, né la veille : Parrain, un capitaine de la Compagnie d’Invalides, marraine Jeanne Lestrade, femme du major de Saint-Aulas, témoins un lieutenant d’Invalides et le fils, Louis de Saint-Aulas. Sa belle-mère lui écrit le 28 août 1730 pour la féliciter de la naissance de son fils ; elle lui envoie des bois de lit avec des draps et des serviettes. Abjure le 11 septembre 1742. Le curé Gilles dût s’adresser directement à Saint-Florentin pour obtenir les deux libérations signées en avril 1743, libérée à cette date. Décédée libre Non-Catholique le 27 mars 1777.
DAUPHINENQUE, Isabeau. Voir : MOUNIER, Isabeau.
DAUSTRY LAGRANDEUR. voir : AUSTRY LAGRANDEUR.
DEGOUTET. Voir : GOUTET.
DEJEAN ou JEAN, Suzon de, ou Suzanne. De Mialet. Assemblée surprise le 27 décembre 1688, dans une caverne entre Mialet et le hameau de la Baumelle : 2 pendus, 9 condamnés aux galères, 16 femmes envoyées à Sommières et elle seule à la Tour de Constance, par le jugement rendu le 20 janvier 1689. A la Tour entre 1689 et 1700.
DELORT, Françoise. Née en 1699, fille de Pierre Delort, bourgeois de Lunel, remarié avec Jeanne Estaque-Delort, prisonnière à Aigues-Mortes pour avoir des relations avec les prophètes. "Ouie derrière le barreau", pour avoir assisté à une assemblée (des Multipliants) ; se déclare protestante aux interrogatoires de mars et avril 1723. Condamnée, (ainsi que sa soeur Suzanne, Verchand et Boulet) lors d’un supplément d’information, qui a impliqué Estaque avec elles, et incarcérée le 23 avril 1723. Doit être élargie après 3 mois, en réalité Saint-Florentin ne s’y résout que le 8 septembre 1726.
DELORT, Suzanne. Née en 1699, fille de Pierre Delort, bourgeois de Lunel, remarié avec Jeanne Estaque-Delort, prisonnière à Aigues-Mortes pour avoir des relations avec les prophètes. "Ouie derrière le barreau", pour avoir assisté à une assemblée (des Multipliants) ; se déclare protestante aux interrogatoires de mars et avril 1723. Jugement d’avril 1723. Condamnée, (ainsi que sa soeur Françoise, Verchand et Boulet) lors d’un supplément d’information, qui a impliqué Estaque avec elles, et incarcérée le 23 avril 1723. Doit être élargie après 3 mois, en réalité Saint-Florentin ne s’y résout que le 8 septembre 1726.
DESHONS ou DEZONNE ; HO(U)NS, Suzanne, (des). Veuve de Jacques Dezon, de Colognac, 7 enfants. Ses fils Jacques (21 ans) et Jean (16 ans) sont arrêtés en même temps qu’elle. Arrêtée les derniers jours de 1691 pour avoir gardé et soigné chez elle plus d’un mois un prédicant malade, David Gazan, dit La Jeunesse. Incarcérée à la Tour de la Reine le 11 février 1693. Isolée, car considérée comme opiniâtre, elle y dicte son testament le 2 juin 1693. A l’hôpital le 1° août, elle meurt le 16 août 1693.
DEVEZE, Anne-Élisabeth. Voir : ROUX, Anne-Élisabeth.
DEVEZE, Marie. De Vébron. Pour avoir assisté à une assemblée tenue par Jean Roman le 4 avril 1695. Âgée de 18 ans, reçoit des soins à la Tour avant août 1695.
DEZONNE, Suzanne. Voir : DESHONS, Suzanne.
DO®MESSON, Suzanne. Voir : DAUMAISON, Suzanne.
DOMERGUE, Clarisse. Femme de Louis Martin, poissonnier de Saint-Quentin, deux filles. Surprise à l’assemblée du 22 novembre 1750, à Arpaillargues. Sur sa participation aux assemblées, a déclaré : "Je les fréquente tant que je peux pour y prier Dieu". Condamnée par Le Nain, le 24 décembre 1750. Sur les listes du boulanger Boulary de 1761 et 1763, encore à la Tour le 12 septembre 1767 avec 4 autres prisonnières. Morte en prison en 1768.
DUGASSE, Jeanne. Voir : GOSSE, Jeanne de.
DUMAS(SE), Jeanne. Peut-être de Monoblet, femme Dumas. Incarcérée vers 1701 pour prophétisme (elle a déjà été emprisonnée à la Citadelle de Montpellier du 6 octobre au 5 novembre 1692). Sur la liste des rationnaires du pain du roi de 1704. Libérée vers 1704 ?
DURAND ou BASTIDE, Suzanne. Née le 1° mars à Nîmes, épouse le 30 juin 1711 Jean Bastide ou Baptiste, faiseur de bas. Mère de six filles, dont Madeleine (ou Jeanne), née le 2 septembre 1714, mise au couvent pour avoir suivi sa mère à l’assemblée. Répression de l’assemblée du mas des Crottes ; enceinte et laissée à Nîmes pour accoucher, elle s’enfuit à Genève. Adjudication du 4 novembre 1743 : sa maison mise en Régie est inscrite sur l’état des fermages.
DURAND, Elisabeth. Naissance et baptême le 24 août 1737 d’Elisabeth, fille légitime et naturelle de Daniel Durand et de Marie Vidal. Sépulture le 2 octobre 1737 de cette enfant, née et morte dans la Tour de Constance, âgée d’environ un mois et demi, inhumée dans le cimetière de la ville.
DURAND, Espérance. Née vers 1661, veuve de Jean Coulomb, cardeur de laine ou travailleur de terre. Baptisée et mariée au temple. Jugement de Bernage le 11 septembre 1739, contre 17 femmes pour avoir assisté à une assemblée près de Saint-Césaire-les-Nîmes. Entrée le 11 novembre 1740. Morte à la Tour en 1745.
DURAND, Marie. Fille d’Etienne et de Claudine Gamonet, du Bouchet-de-Pranles en Vivarais. Son père est transféré à Brescou en 1728, relâché en 1743. Il exhorte sa fille "à prendre courage et à ne point regretter sa maison", il lui cite l’exemple de son frère qui "a tout quitté pour travailler à l’oeuvre de Dieu". Soeur de Pierre, pasteur, pendu le 22 avril 1732. Tante d’Anne, orpheline, avec qui elle correspond dès 1751. Épouse de Mathieu Serres, ou Daniel Serret, du Poux, Saint-Pierreville, contrat du 26 avril 1730, "fait contre le conseil de son frère" ; écroué à Brescou de 1730 à 1750, à la charge de sortir du royaume. Incarcérée le 7 ou le 25 août 1730, à l’âge de 19 ans, "prise dans sa maison par rapport au ministère de son frère" et pour s’être mariée au Désert. Rédige une liste des prisonnières en 1736 ou 1737, envoyée à Londres, une autre le 11 avril 1740, retrouvée à Amsterdam, dont elle est probablement l’auteur ; une autre en 1754 pour Paul Rabaut ; devient la secrétaire des détenues. Candidate à une libération sur promesse en 1745, non renouvelée en fin d’année. Demande le 26 avril 1757 que lui soit adressé un livre de psaumes en gros caractères, "Le Jubilé Chrétien" et "Le Jubilé Romain" par Jean Renoult, auteur de "L’antiquité et la perpétuité de la religion protestante". Teste le 25 octobre 1760. Maintient pendant 30 ans des liens épistolaires entre la Tour et le monde. Une lettre de Beauvau annonce sa libération pour le 1° novembre 1766, mais il doit annuler par le courrier suivant, sur l’ordre de Saint-Florentin. Libérée le 14 avril 1768, lettre de Rappel transmise par Saint-Florentin le 31 mars 1768. Termine sa vie au Bouchet-de-Pranles avec Marie Vey où elle meurt en septembre 1776.
DURANTE, Louise. Écrouée le 19 novembre 1701. Sur la liste des rationnaires du pain du roi de 1704. Morte à la Tour le 4 octobre 1704.