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Le Mas Soubeyran
30140 MIALET

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Ouverture :

du 1er mars au 30 nov.
de 9h30 à 12h00
et de 14h00 à 18h00

en juillet-août
de 9h30 à 19h00

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Les Prisonnières (Lettre C)

CABIAC ou GABIAC, Antoinette. Née en 1691, de Nîmes. Épouse de Pierre Pasquier, faiseur de bas. Assemblée surprise de la colline de Mourrefrech le 28 juin 1739. Jugement du 19 juillet 1739, de Bernage. Détenue dans la Citadelle de Nîmes. Condamnée à être rasée et enfermée dans la Tour de Constance le 11 septembre 1739 où elle est écrouée en janvier 1740, à 49 ans. Morte entre 1746 et 1754.

CABOT(TE) ou BOSC RIBOT(TE), Catherine. Des environs d’Alès, maîtresse de Louis des Hours, sieur de Mandajors, maire d’Alès. Enfermée avec sa fille, femme de Favèdes (ladite Favedesse a dit que d’elle et du sieur Mandajors devait naître un grand prophète). Prophétesse, conduite à Montpellier, puis à la Tour le 15 novembre 1704. Acte de baptême de sa fille illégitime, Constance, du 3 décembre 1704 ; le père, Louis des Hours, de Mandajors, "habitant Aigues-Mortes, prisonnier".

CADUR©, Marie de. voir : CAPDUR, Marie de.

CAGNAC, Marie ou Marion. Voir : CANNAC Marie ou Marion.

CALMETTE, Catherine. Fille d’André Calmel, 22 ans, soeur de Louise. Du mas de Lacamp, près de Soudorgues. Ordonnance de Basville du 13 février 1692. Inculpée, probablement pas condamnée.

CALMETTE, Louise. Fille d’André Calmel, 25 ans, soeur de Catherine. Du mas de Lacamp, près de Soudorgues. Ordonnance de Basville du 13 février 1692. Inculpée, probablement pas condamnée.

CAMBASSEDETTE, Isabeau. De Rocadur, Salendrinque. Répression de 1692. Écrou avant le 4 juillet 1692. Sortie le 2 octobre 1692.

CAMBON, Marie. Voir : CHAMBOU(NE), Marie.

CAMBOU, Marie. Voir : CHAMBOU(NE), Marie.

CANAC, Marie ou Marion. Voir : CANNAC, Marie ou Marion.

CANNAC ou CAUNAC ; CAGNAC GAU CANAC, Marie ou Marion. De La Caune, près de Castres, originaire de Montpellier où elle est née vers 1671-1681. Se trouve depuis de nombreuses années au couvent du Bon Pasteur à Montpellier. Ses frères, Jean, chirurgien-major des hôpitaux de Marseille et Alexandre, directeur général des hôpitaux d’Alsace, demandent en 1730 à la faire transférer dans une autre maison de force. Elle entre à la Tour le 11 août 1730 sur Ordre de la Cour du 24 juillet, pour "libertinage" (libertinage de pensée et non de moeurs ?). Sa famille ne paie pas sa pension, fait en octobre 1736 des pressions sur elle pour l’obliger à renoncer à sa part d’héritage, et l’abandonne sans pension après cette date. Qualifiée sur une Lettre de Cachet du 24 juillet 1730 de : "NC très opiniâtre", elle ne reçoit cependant pas une part des dons de Genève en février 1740. " Elle prononçait "les paroles les plus infâmes et les jugements les plus horribles", et les huguenotes ne la tenaient pas pour une des leurs ". Disparue entre 1741 et 1745.

CAPDUR ou CADUR©, Marie de. Fille de noble Pierre, seigneur de Saint-Michel-de-Dèze, et de Diane de Malzac, de Saint-Michel-de-Dèze, diocèse de Mende, ou de Saint-Hilaire-de-Lavit. Son grand-père Annibal Pauc et un oncle sont morts déportés. Un frère tué par les dragons en 1686, un autre, Marc-Antoine, condamné aux galères (1687, y meurt en 1709, après plusieurs bastonnades) ; Pierre de Capdur, autre frère, combat à l’étranger ; sa mère et sa soeur Eléonore sont emprisonnées au fort d’Alès en 1690. Répression du crime d’assemblée ; jugement du Présidial de Nîmes du 27 janvier 1687. Déjà incarcérée à la Tour en 1690 dont elle a été élargie le 25 août 1693 ; une note de "La France Protestante" indique que la mère et les 2 soeurs auraient retrouvé à l’étranger 2 frères de Marie : le sieur de la Taillade et le sieur de la Tersarié, mais elle est réincarcérée en 1694. Teste à la Tour le 19 juillet 1695 en faveur de Jeanne Fournière et de Marie Rieu, aucun prêtre ne l’assiste. Morte à la Tour, probablement en 1695.

CATALON(NE), Élisabeth ou Isabeau. De Chalancon, diocèse de Viviers. Parait impliquée dans la répression de l’assemblée du 14 septembre 1701 au Creux de Vayes, entre les Ollières et Pranles. Jugement de Basville 4 septembre 1701. Prophétesse, arrêtée près de Nîmes par suite d’une révolte fomentée dans le Vivarais en 1709. Présente à la Tour en 1712, où elle est détenue depuis trois ans, plus de traces après cette date.

CATUL, Marion. Reçoit des soins entre le 11 mars 1694 et le 18 août 1695.

CAUNAC, Marie ou Marion. Voir : CANNAC, Marie ou Marion.

CAVAILLES, Elisabeth. De Réalmont, épouse de Bernard Escalé, facturier. Surprise à l’assemblée tenue la nuit du 5 au 6 juillet 1754 au bois de Miral, près de Réalmont. Condamnée par Saint-Priest le 26 octobre 1754, mais mentionnée comme "défaillante et contumax". A déjà été condamnée avec son mari le 5 octobre 1751, par Saint-Priest, à 1500 livres d’amende et à une aumône de 20 livres aux pauvres de Réalmont et aux frais du procès (124 £ 5 sols), pour s’être mariée et avoir fait baptiser un de ses enfants au Désert.

CHABANERIE , DAME DE LA. Voir : ROCHE, Marie de la.

CHAMBOU(NE) ou CAMBOU ou CAMBON, Marie. De Cazilhac, près de Ganges, fille de Bertrand Chambon et de Marie Ribare, soeur de Pierre et Jean. Cas de "fanatisme" en famille, l’Intendant écrit au ministre Saint-Florentin : "Ils ne sont coupables que d’un simple fanatisme contre lequel je vous avoue que nous ne connaissons aucune ordonnance ni déclaration qui ait précisément statué des peines …". En crise lors de son interrogatoire, elle se traîne à terre et ne s’exprime pas. Incarcérée à la Tour de Constance en 1732, âgée de 29 ans, par ordre de la Cour. Ses frères sont écroués à Brescou et libérés deux mois plus tard, en mai 1732 ; Saint-Florentin estime à propos de faire garder quelque temps en prison sa mère et ses 2 cousines, Isabeau et Suzanne Chambon, parce qu’elles disent professer la RPR. Disparue des listes en 1737.

CHAPEL(LE), Marie. De Calvisson Arrêtée comme opiniâtre. Transférée en 1707 de la Citadelle de Montpellier à la Tour sur Ordre de Bernage. Retour à la Citadelle de Montpellier en 1712 où elle reste jusqu’en 1720, avec Antoinette Garrigue. Réincarcérée à la Tour en mars 1720. "C’est une fille fort entêtée de sa religion, qu’on regarde comme une prédicante ; elle roule les prisons depuis plus de 10 ans ; on n’a jamais trouvé à propos de la renvoyer, parce qu’elle n’en est pas devenue plus sage", "peste itinérante". Disparaît entre 1724 et 1736.

CHAPELLE, Françoise. Entrée le 15 août 1704. Sur la liste des rationnaires du pain du roi de 1704.

CHARRIER ou RA(N)DIGOUNE, Suzanne. D’Ouvèze, près de Privas. Complice des prophètes. Condamnée le 28 juillet 1708 à être rasée et enfermée pour le reste de ses jours à la Tour, sa maison rasée, ses biens confisqués (1 tiers distrait pour ses enfants, si elle en a), pour avoir assisté à plusieurs assemblées illicites.

CHASSEFFIERE, Marie. Entrée le 24 juillet 1745 par Ordre du roi. Présente sur la liste Boulary en 1761 et en octobre 1763.

CLARIS ou CLARY, Suzanne de. De Sauve, veuve de Jean Soulier, docteur et avocat à Revel, près de Castres, mère de deux enfants. En 1688, un Ordre provoque son transfert du couvent des Ursulines d’Alès à la Citadelle de Montpellier. Écrouée à la Tour de Constance le 19 mars 1694. Teste dans la salle basse de la Tour le 3 mai 1694, prévoyant sa sépulture dans l’église des révérends frères mineurs. Lègue ses biens à Rieu, Fournier, Capdur, son testament ne contient aucune formule catholique, mais elle n’a pas voulu mourir "relapse" de peur de ruiner ses enfants. Testament transcrit dans le Bulletin SHPF 1922 p149. Meurt à la Tour le 25 mars 1700.

CLARY, Suzanne de. voir : CLARIS, Suzanne de.

CLAVEL(LE), Catherine. De Montpellier, veuve de Jean Roqueplan, menuisier, 2 fils. Incarcérée le 20 juin 1705, à 40 ans, pour avoir hébergé des conjurés de la Ligue des Enfants de Dieu. Entre à la Tour le 20 juin 1705, en même temps que 6 femmes de Nîmes ou de Montpellier, elle y est encore le 31 décembre de la même année. Fait son testament dans la Tour Saint-Antoine.

COMBES ou COMBESSE, Jeanne. De Felgeirolles ou Fugairolles à Frutgères près du Pont-de-Montvert. Arrêtée vers octobre 1706, à 30 ans, accusée d’inspiration. Condamnée à être enfermée à la Tour de Constance pour assemblée tenue dans le Moulin de Chamanche (Vivarais), avec Anne Muret, (six hommes condamnés aux galères). Se trouve à Carcassonne en 1712.

COMBESSE, Jeanne. Voir : COMBES, Jeanne ou COMBETTE, Jeanne.

COMBETTE ou COMBESSE, Jeanne. D’Anduze ou de Freissac. Écrouée le 30 juin 1693. Sortie le 25 août de la même année.

COMTESSE, Victoire. Voir : BOULET, Victoire.

COSTE, Isabeau. De Lasalle, sortie de la Tour le 16 mars 1689.

COUPADE, Anne. Épouse de Joseph Cazalis, d’Alès. Ordre de février 1727. Le 10 février 1727, naissance de Jeanne, fille de Joseph Cazalis et d’Anne Coupade, prisonnière à la Tour de Constance. Elle serait demeurée 19 mois à la Tour (source d’archives non retrouvée). Transférée le 20 septembre 1728.

COURDADE, Françoise. Entrée le 2 janvier 1704. Sur la liste des rationnaires du pain du roi en 1704. Sortie le 30 septembre 1704.

COURREGE, Marie Originaire de Curières, paroisse de Cassagnols, née en 1682. Prise sortant de France, Ordre de juillet 1727. "Voulant être de la Religion du Prêche et non de la Religion de L’Église parce qu’ elle a été baptisée au Prêche". Entrée à la Tour en août 1727. Disparue entre 1727 et 1736.

CREISSENT, Louise. Veuve de Jacques Icard, d’Alès, pendu comme camisard. Arrêtée en 1709, pour crime d’assemblée. Sur la liste des prisonnières entre 1701 et 1715.

CURVIE, Gilberte de. voir : CURVIER, Gilberte de.

CURVIER ou CURVIE, Gilberte de. Sépulture "hors la ville" d’une "prisonnière à la Tour de Constance, morte le 18 décembre 1702, âgée de 38 ans". À identifier.

 
 
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