Le Mas Soubeyran
30140 MIALET
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Ouverture :
du 1er mars au 30 nov.
de 9h30 à 12h00
et de 14h00 à 18h00
en juillet-août
de 9h30 à 19h00
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BAL(L)AYE, Isabeau. Écrouée le 2 janvier 1701. Toujours prisonnière au 4° trimestre 1701.
BARDE, Catin. Fille de la femme Barde, de Beauchastel, (emprisonnée pour être allée au culte à Orange, vers 1698, morte ou libérée vers 1702). Emprisonnée en 1705.
BARDE, FEMME De Beauchastel, mère de Catin (enfermée en 1705). Enfermée à la Tour pour être allée au culte à Orange, vers 1698. Morte ou libérée vers 1702.
BARRE, Françoise. Native de Rouzan, ou Rosans, diocèse de Gap, entre 1684 et 1694. Habitant Saint-Médier de Montaren, diocèse d’Uzès. Veuve remariée depuis 7 ans (1743) au Désert avec François Anton, ou Hanton, de Condoucet, ou Condorcet en Dauphiné, travailleur de terre à Saint-Médier ; galérien mort à la peine en 1762. Mère de Jean Garagnon, fils de feu Jean, cardeur de laine, marié au Désert, galérien mort à la peine en 1767, et de 2 autres enfants de ce premier mariage Arrêtée à la suite de l’assemblée surprise le 22 novembre 1750 à Fontèze, aux portes d’Uzès, elle déclare à l’interrogatoire qu’elle "fréquente tant qu’elle peut les assemblées pour prier Dieu" Un jugement de l’Intendant Le Nain du 24 décembre 1750 la condamne, avec Clarisse Domergue, à être rasée et enfermée pour le reste de ses jours à la prison de la Tour, ses biens confisqués aux deux tiers. Le même jugement envoie son mari et son fils aux galères. Présente sur les listes du boulanger Boulary de 1761, d’octobre 1762 et d’octobre 1763. " Donne quittance notariée, le 29 juillet 1763, d’une somme de 75 livres que lui apporte son fils Pierre Garagnon, le notaire la dit "résidente dans la Tour de Constance de cette ville en qualité de prisonnière", ce qui laisse à penser que la Tour est ouverte ". Morte le 7 décembre 1766.
BASTIDE, Suzanne. Voir : DURAND, Suzanne.
BASTONNE, LA. Voir : MARTINE, Marthe.
BATAILLON, Marie. Voir : BATALIONNE .
BATALIONNE ou BATAILLON, Marie. De La Capelle, près du Pont-de-l’Arn, près de Mazamet. Condamnée pour crime d’assemblée. Transférée de la Citadelle de Montpellier à la Tour le 2 mai 1689. De là, transférée à Sommières.
BAULERON, Aure de. De Lasalle. Entrée le 11 août 1689. Sortie le 28 octobre 1689.
BERAUD, Marie. Née entre 1673 et 1690, fille d’un ménager, de Mours en Vivarais, originaire de Gluyras. Peut-être fille de Pierre et de Porte dite Roberte Suzanne, à moins que ce ne soit les père et mère de Gueraud, de Sommières-. Assemblée surprise à Gluyras, en Vivarais, en 1725. Incertitudes quant à la date d’incarcération, 1723 ou 1725.
BERMOND, Jeanne. Née vers 1700-1706, fille de Claude, ouvrier en bas, et d’Anne Argilier, de Clarensac. Son père, Claude Bermond, fils de Pierre et de Judith Fabre, épousa à Clarensac à l’âge de 26 ans, le 14 avril 1698, Anne Argilier, fille d’Etienne et de Jeanne Martin, de Saint-André-de-Valborgnes. Couturière de Clarensac, infirme (bossue et estropiée). Assemblée tenue le 13 février 1752 aux Valons de Clarensac. Un jugement de Saint-Priest la condamne, le 17 mars 1752, (avec Jeanne Auquier, Suzanne Seguin, Elisabeth Mauméjan et Marie Picard), à être rasée et enfermée pour le reste de ses jours, dans les prisons de la Tour de Constance, ses biens confisqués aux deux tiers. Écrouée à 55 ans selon le compte-rendu du major Combelles le 21 mars 1752. Nouvelle Catholique ne dissimulant pas qu’elle a toujours été protestante. Morte à la Tour le 17 ou 24 novembre 1768.
BERNARDE, Catherine. Présente sur la liste des rationnaires du pain du roi de 1704.
BERTEZEN(N)E, Jeanne. De Bertezène, près de Valleraugue. Déportée avec sa sur Marie à Terre-Neuve en même temps que leur père, revenues en France orphelines. Arrêtée en février 1694 sur la route d’Orange, elle est écrouée à la Tour le 17 décembre 1701 et y est encore en 1704. En novembre 1712, une des surs est à la Cité de Carcassonne, l’autre à la Citadelle de Montpellier. "Vieille fille qui n’a jamais changé de religion".
BERTHOMINE, Suzanne. De Monoblet. Sortie de la Tour le 16 mars 1689.
BERUSSE, Madeleine. Voir : VERUSSE, Madeleine.
BLANCARDY, Anne. Voir : MURET(T)E, Anne.
BLAT(T)IERE, Anne ou Margot. D’Aimargues. Entrée à la Tour en 1703, pour avoir assisté à une assemblée, elle y est encore en 1712.
BLONDE, LA. Voir : PLANQUE, Marie.
BLONDINE, LA. Voir : PLANQUE ? Marie.
BOISSET, Antoinette. Née le 18 juin 1658, veuve de Pierre Quissac, bourgeois de Nîmes, facturier en bas. Emprisonnée à la Tour de Constance pour avoir logé des camisards de Catinat, puis transférée dans le Donjon de Carcassonne où elle demeure 10 ans. Libérée en 1715, elle est emprisonnée à nouveau à Aigues-Mortes en mars 1720 pour avoir fait des réunions pieuses dans sa maison (elle habitait avec Catherine Guidès, son ancienne camarade de captivité). Morte à la Tour en 1720 après avoir légué tous ses biens à Catherine Guidès, "sa bonne amie".
BOISSET, Antoinette. Voir : BOUISSET, Antoinette.
BOISSIER®E, Anne. De Sainte-Croix-de-Caderle. Écrou avant le 4 juillet 1692. Sortie le 30 août 1692.
BON ou BOUNE, Antoinette. De Saint-Félix. À Montpellier du 6 au 22 octobre 1692, date de son transfert à la Tour, selon l’Ordre du 14 octobre. À l’hôpital le 6 août 1693.
BONDURAND, Rose. D’Alès, veuve de Pierre Delhubac. Incarcérée à la Tour en 1709, à l’âge de 45 ans, pour avoir assisté à une assemblée.
BONFILS, Marie. De Saint-Lager-de-Peyre, veuve de Pierre Bonnefoy. Proche parente de Jacques Bonfils, dit Daunez, âgé de 20 ans, drapier, condamné aux galères où il meurt en 1709. Instruction ouverte pour assemblée illicite tenue à Saint-Lager-de-Peyre, diocèse de Mende. Emprisonnée en 1706, à l’âge de 40 ans, pour crime d’assemblée.
BONNET (FEMME). Du Caylar, épouse de David Bonnet, maréchal-ferrant. Arrêtée avec son mari et sa fille, tous les trois sont incarcérés en 1713, pour crime d’assemblée. En 1720, elle ou sa fille sera incarcérée une 2° fois, pour prophétisme, elle disparaîtra entre 1724 et 1736.
BONNET(TE), Antoinette. De Bonnet de Lubac (Toulaud). Faite prisonnière en mai 1689, transférée du Vivarais à la Tour de Constance en 1689 où elle est écrouée le 24 juin. Elle y est encore prisonnière en 1701. Transférée à Carcassonne où elle est encore détenue en 1712.
BONNET. Du Caylar, fille de David Bonnet, maréchal-ferrant. Arrêtée avec ses père et mère, tous les trois sont incarcérés en 1713, pour avoir assisté à une assemblée. En 1720, elle, ou sa mère, est incarcérée une 2° fois pour prophétisme ; elle disparaît entre 1724 et 1736.
BOSC RIBOT, Catherine. Voir : CABOT(TE), Catherine.
BOU®LET(TE), Victoire. Voir : BOULET, Victoire.
BOUDON (FEMME). De Ganges, épouse du sieur Boudon. Prise sortant de France. Entrée à la Tour en 1721 et libérée la même année.
BOUDON ou BOUDOU, Anne. Née vers 1664, habitant Tardonnenche, près de Saint-Laurent-de-Trèves. Veuve de Jean Saint-Jullian. Un frère aîné tué, venu gauler ses noix, ayant bravé l’interdit touchant les villages brûlés ; nombreux Boudon camisards. Elle avait déjà été emprisonnée pour faits de fanatisme pendant 4 mois à la Citadelle de Montpellier puis à Carcassonne, le camisard Marion avait obtenu sa libération en se rendant. Capturée dans une assemblée à Florac, au Cros de Paradis le 14 août 1718. Elle possède un livre de "prières et méditations…". Qualifiée de "méchant sujet…peste dangereuse…" d’après le curé de Florac dans une lettre du 16 août 1718. Condamnée par le commandant militaire Roquelaure en septembre de la même année. Incarcérée en 1719, à 54 ans, on prévoit de la nourrir à 2 sols par jour pendant 2 ans (73 livres 10 sols de provision). Libérée vers le 9 septembre 1720 ? Disparue entre 1724 et 1736 ? Probablement morte à la Tour où elle était peut-être encore en 1751. Récit dans "L’église réformée de Florac …" de Paul Arnal.
BOUDOU, Anne. Voir : BOUDON, Anne.
BOUGIERE, Marie. Voir : BOUNIERE, Marie.
BOUGUES, Jeanne. Épouse Navas. Arrêtée en plein jour revenant d’un culte le 29 avril 1742, à Monzoulès, près d’Aulas. Condamnée le 10 par de Bernage et écrouée le 27 juin 1742. Morte à la Tour dans les derniers mois de 1745.
BOUGUES, Jeanne. Voir : BOURGUES, Jeanne.
BOUISSET(TE) ou BOISSET, Antoinette. Née le 18 juin 1658, de Jacques et de Catherine Michel. Le 20 septembre 1676, épouse Pierre Quissac, facturier de bas à Nîmes. Relâchée de Carcassonne vers 1715, comme son amie Guides. Soupçonnée d’assemblée, elle est détenue à la Citadelle de Montpellier. Transférée à la Tour le 18 mars 1720. Qualifiée, avec Boudou, Salliège, Granier, Chapel et Gibert, de : "pestes itinérantes, propagatrices du message du Précurseur". Teste en faveur de Catherine Guidès le 11 août 1720. Décédée avant le 9 septembre 1720.
BOULET ou BOU®LET(TE) ou COMTESSE, Victoire. Née le 25 décembre 1663 ou 1664, de Lunel. Abjure le 6 octobre 1685. Fille de Jean, charron, et d’Antoinette Dauve. Mère d’Antoine Comte, condamné à mort et exécuté ; d’André, galérien mort à la peine en 1730 ; de Louis et de Philippe, relaxés. Ouïe "derrière le barreau" (non sur la sellette), et condamnée, à une date postérieure au 22 avril 1723, lors d’un supplément d’information, pour avoir assisté à une assemblée et prophétisé. Membre de la secte des Multipliants, arrêtée chez la veuve Verchant. Légataire de Suzanne Vassas le 31 août 1727, rationnaire au 30 octobre 1750. Morte à la Tour entre 1746 et 1754.
BOUNE , Antoinette. Voir : BON, Antoinette.
BOUNIERE ou BOUGIERE, Marie. Originaire de la Salendrinque, épouse de Jean Bonnes. Écrou avant le 4 juillet 1692. Mère à Aigues-Mortes d’un enfant baptisé le 24 août 1687. Morte à la Tour le 20 août 1692
BOUNIERE, Anne. De Fressac, commune de Sainte-Croix-de-Caderle. Écrouée le 22 octobre 1692.
BOUNIERE, Marie. Voir : ROUGIERE, Marie.
BOURGUES ou BOURGUET ou BOUGUES, Jeanne. Née en 1682 ou 1692. De Bréau, ou d’Avèze, épouse d’Etienne ou André Navas, cardeur. Condamnée en juin 1742. Entrée à la Tour le 27 juin 1742, âgée de 50 ou 58 ans. Sortie entre le 15 avril et le 30 juin 1745 ou morte en prison en 1745.
BOURGUET, Jeanne. Voir : BOURGUES, Jeanne.
BOURGUETTE, Marguerite. De Thoiras. Sur la liste des rationnaires de 1701 et de 1704. Libérée le 31 mars 1704 ?
BOURIGNE, Suzanne. Voir : BOUZIGUE(S).
BOURNIQUEL, Jeanne. Voir : BRUNIQUEL, Jeanne.
BOUZANQUET ou JALAGUIERESSE, Suzanne. De Lasalle, épouse de Jean Jalaguier dit Pressaire. Répression d’assemblée, condamnée par contumace au bannissement perpétuel. Jugement de Broglie du 5 avril 1692. Rationnaire à la Tour en 1704. Sortie le 29 octobre 1704.
BOUZANQUET(TE), Jeanne. De Caveirac, habitant Nîmes. Prise comme complice d’un prédicant ou d’un pasteur. Condamnée à la prison à vie à la Tour de Constance en mai 1705.
BOUZIGUE(S) ou BOURIGNE, Suzanne. Née le 24 septembre 1684 à Nîmes, fille d’Antoine, marchand, et de Bernardine Troullier. Baptisée le 29 par le pasteur Paulhan. Épouse de Pierre Bour®el(l)(y), ou Bour®et(te), ouvrier en bas de laine. Une parente, Anne Bouzigue(s), fille de Samuel, emballeur, est mise au couvent (20 ans) ; elle se déclare protestante mais est relâchée le 3 mars 1741, sur l’initiative de l’évêque, après avoir déclaré le 2 février être disposée à communier éventuellement. Arrêtée lors de l’assemblée surprise à Mourefrech, le 28 juin 1739. Condamnée le 11 septembre 1739 par Bernage. Écrouée le 23 novembre 1740. Candidate à la libération sur promesse au 4° trimestre 1745. Omise lors de la refonte des listes des rationnaires du pain du roi au 1° trimestre 1761, rétablie par la suite. Libérée le 17 novembre 1768 par Brevet de Rémission donné le 26 octobre, elle a 84 ans.
BRUNIQUEL ou BOURNIQUEL, Jeanne. Servante d’Alexandre Bonifas, sieur de la Colombie, bourgeois de Vabres. Détenue à Castres lors du procès. Répression de trois assemblées tenues d’Août à Octobre 1726 dans le Castrais. Jugement de La Fare de novembre 1726. Condamnée avec Anette … à être emprisonnée à la Tour de Constance ; une seule a été capturée. Incarcérée en 1726. Sur la liste des prisonnières de la Tour de 1716-1748. Libérée vers 1731.
BRUNNELLE, Jeanne, ou Anna. Écrouée le 3 décembre 1701. Sur la liste des rationnaires de 1704. Sortie le 30 septembre 1704.
BUFFIER, Catherine. Voir : BUSSIERE, Catherine.
BUSSIERE ou BUFFIER, Catherine. De Marsillargues. Dénoncée par un espion comme catholique ayant "l’esprit fort gâté sur la Religion et qui mériterait d’être enfermée". Mise à la Tour par Lettre de Cachet du 20 mars 1730. Abjure et est libérée en octobre 1730 (Lettre de Rappel) après les interventions des curés d’Aigues-Mortes et de Marsillargues pour la soustraire à l’influence des détenues protestantes.