Le Mas Soubeyran
30140 MIALET
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Ouverture :
du 1er mars au 30 nov.
de 9h30 à 12h00
et de 14h00 à 18h00
en juillet-août
de 9h30 à 19h00
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[ ], Françoise. Du Chambon, en Velay. Faite prisonnière le 25 juin 1690, à 39 ans. Entrée à la Tour le 11 décembre 1701. Était à Carcassonne en 1712.
[ ]. Entre 1697 et 1699, Louise Giberte, incarcérée à la Tour, écrit à son sujet : "Elle a promis en partie (à l’abbé Robert) et son mari promit tout pour elle", mais "le curé lui fit une lettre (à Basville) préjudiciable et de plus il n’y a rien à faire avec [ces] gens-là qui ne travaillent qu’à perdre nos âmes".
ABERLENC ou ABERLINE, Magdeleine (ou Marguerite). Née vers 1702-1704, de Blauzac près d’Uzès, ou de Nîmes. Épouse de Jean Pasquier, faiseur ou fouleur de bas. Arrêtée le 28 juin 1739, sur la colline de Mourrefrech et jugée le 11 septembre 1739 par de Bernage : condamnée à être rasée et enfermée pour le reste de ses jours dans les prisons de la Tour de Constance pour avoir assisté à une assemblée, ses biens acquis et confisqués au profit de Sa Majesté. Écrouée le 23 novembre 1740. Après de longues et difficiles négociations pour réaliser des abjurations acceptables, elle abjure le 23 septembre 1742, l’acte est adressé le 5 octobre 1742 par le curé Gilles à l’intendant. De Bernage impose 2 à 3 mois d’épreuve et conserve l’abjuration ; le major osa marquer son mécontentement, le curé aussi, et il fallut que ce dernier, deux mois après, s’adressât directement à Saint-Florentin. Libérée en avril 1743.
ABERLINE, Magdeleine (ou Marguerite). voir : ABERLENC.
ACHERE, Suzon. De Saint-Jullian. Sur la liste d’écrou du 30 juin 1693. Elle meurt à la Tour le 25 août de la même année.
ALDIBERTE, Jeanne. A reçu des soins à la Tour en 1694 et 1695.
ALGUES, Jacquette d. De Lasalle. Répression de 1692 : 7 condamnations aux galères, peines de prison à vie pour Claire de Falguerolles, Marguerite Fauguerolles, Théronde, Vialare, Teyssounière, Teissone et Taissoune, Roques, Salles, Michelle et d’Algues. Jugements de Broglie du 15 avril 1692 et du Présidial de Montpellier les 14, 16 et 20 juin 1692. Présente à la Tour en juin 1693. Libérée le 1° août 1693.
ALTERIOU, Jeanne. voir : ANTERIEU, Jeanne.
AMALRIC, Isabeau (ou Elisabeth). De Nîmes, fille de Jean, maître cardeur, et d’Isabeau Barandon ; sur de Suzanne. Épouse le 6 mai 1715 Louis François, fabricant de bas, originaire d’Uzès (son frère Jean y est notaire royal). Plusieurs enfants. Prise à l’assemblée du mas des Crottes le 28 mars 1730, tenue par le pasteur Roux. Condamnée par La Fare le 3 avril 1730 à être recluse à perpétuité à la Tour de Constance et ses biens confisqués. Libérée officieusement (sans en référer au ministre) à condition de "se bien conduire" en 1732, sans abjurer.
AMALRIC, Suzanne. Fille de Jean, maître cardeur, et d’Isabeau Barandon ; sur d’Isabeau. Baptisée à Nîmes le 15 octobre 1674 par le pasteur Icard. De Nîmes ou de Saint-Génies. Épouse le 2 mai 1692 Antoine Peyre, facturier de laine. Trois enfants ; plusieurs fois grand-mère. Un de ses fils, Jacques, épouse Suzanne Clary le 25 novembre 1722. Prise à l’assemblée du mas des Crottes le 28 mars 1730, tenue par le pasteur Roux Condamnée par La Fare le 3 avril 1730, à l’âge de 56 ans, à être recluse à perpétuité dans la Tour de Constance et ses biens confisqués, pour avoir assisté à une assemblée. Libérée officieusement (sans en référer au ministre) à condition de "se bien conduire" en 1732, sans abjurer, peut-être à cause de sa position sociale relativement élevée. Citée sur l’état des fermages pour une vigne et une olivette dont Jean Almaric jouit.
AMAT, Isabeau. Née entre 1702 et 1705, d’Avèze. Épouse d’Isaïe Cambernoux (ou Combarnous), cardeur, galérien mort à la peine peu après sa condamnation en 1742. Saisie en plein jour revenant de l’assemblée surprise à Mouzoulès, près d’Aulas, le 29 avril 1742. Le jugement de Bernage du 10 juin 1742 l’envoie à la Tour avec cinq autres femmes, et condamne son mari aux galères. Entrée le 27 juin 1742, elle y meurt fin 1745.
ANENGLE ou ENGILAC OU TRAMOULETTE, Louise : De Privas. Entre à la Tour le 24 juin 1689 avec 11 autres femmes venant du Vivarais. Encore rationnaire le 25 novembre 1689.
ANETTE. Voir : PEYRE, Anne.
ANGIVIELLE, Marguerite. Voir : ANGLIVIEL, Marguerite.
ANGLIVIEL ou ANGIVIELLE, Marguerite. De La Peyre, près de Valleraugue, née vers 1664. Épouse de Pierre André, dit La Rouquette, laboureur, âgé de 76 ans lorsqu’il est condamné aux galères par le même jugement, mort à la peine en 1728. "Prise par un détachement à la campagne", dans une assemblée. Condamnée à la détention perpétuelle par le commandant La Fare et écrouée sur Ordre du Roi le 31 octobre 1726, à l’âge de 62 ans. Morte le 24 mars 1739 et ensevelie dans le cimetière des huguenots, mentionné pour la première fois à cette occasion. Probablement apparentée au philosophe écrivain et historien La Baumelle (Laurent Angliviel 1726-1773).
ANNETTE, LA PETITE. De Vernoux ou Silhac. Dans une autre tour d’Aigues-Mortes dès 1704 ou 1705 puis avec Rieu et Majal à la Tour de Constance après les libérations de 1706. Elle y est encore en 1710.
ANNETTE. Servante de Vabre. Pour crime d’assemblée, condamnée par contumace en 1726.
ANNETTE. Voir : SALIEGE, Anne.
ANNETTE. Voir : TREILLES, Anne.
ANTERIEU ou ANTERIVE, HAUTERIVE, ALTERIOU, JOBTE, Jeanne. Née entre 1670 et 1687, baptisée dans la RPR, de Nîmes. Épouse le 17 juillet 1717 Job Lacour, cadissier ou tisserand à Uzès. Condamnée par Bernage à être rasée et enfermée pour le reste de ses jours dans les prisons de la Tour de Constance pour avoir assisté à l’assemblée surprise à Mourrefrech le 11 septembre 1739. L’ordonnance d’écrou est signée le 19 juillet 1739 mais elle n’entre à la Tour que le 23 novembre 1740. Elle n’est pas sur la liste établie par Marie Durand en 1754 : Soit elle a été libérée, soit elle est morte en prison entre 1746 et 1754. Probablement la même que Jeanne Enterive, de Nîmes, détenue en 1712 à Carcassonne depuis le 9 juin 1709.
ANTERIVE, Jeanne. voir : ANTERIEU, Jeanne.
ARNAQUE, (fille). Entrée à la Tour le 19 novembre 1704, avec sa mère.
ARNAQUE, (mère). Entrée à la Tour le 19 novembre 1704, avec sa fille.
ARNAUDE, Marie. Du Cros. Libérée le 16 mars 1689.
ASERMADE ou PEYSARDE, Marthe. Présente sur la liste des rationnaires du pain du roi de 1704. Libérée le 10 février 1704.
AUDON(T), Marie. Décédée à la Tour le 16 septembre 1704.
AUGIER ou AUQUIER, Jeanne. Née entre 1676 et 1684, de Clarensac. Veuve de Jean ou Louis Bastide, ménager, laboureur, 5 enfants dont 4 mariés C.A.R. Condamnée en mars 1752 à être rasée et enfermée pour le reste de ses jours à la Tour, ses biens confisqués, déduction faite du tiers pour ses enfants, pour avoir assisté à une assemblée le 13 février 1752 à Clarensac, par l’Intendant de Saint-Priest. Elle a 68 ou 76 ans. Idem pour Suzanne Seguin, Elisabeth Mauméjan, Jeanne Bremond et Marie Picard. Présente sur la liste du boulanger Boulary en 1761, mais "rayée au registre" sur celle de 1763. Sortie entre le 10 mai 1761 et le 30 septembre 1763, ou plus probablement morte en prison. Son fils Jean conteste la validité de la mise en Régie des biens de sa mère, un juriste requis démontre l’illégalité de la saisie des biens ordonnée par les jugements militaires.
AUQUIER, Jeanne. voir : AUGIER, Jeanne.
AUSTRY LAGRANDEUR ou DAUSTRY LAGRANDEUR De Réalmont, veuve d’Austry Lagrandeur. Surprise à l’assemblée du bois de Miral, le 6 juillet 1754, près de Réalmont. Condamnée par jugement de Saint Priest du 26 octobre 1754 : 7 condamnations aux galères et 2 à la prison à vie. "Défaillante et contumasse", comme 4 autres des condamnés.